L'île Mythique

Hanaka
 
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 Un nouveau début.

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Luen
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MessageSujet: Un nouveau début.   Dim 5 Nov - 19:57

J'ai réécris du début. Geulez pas, et dites ce que vous en pensez.

Hanaka




Il avait toujours pensé que les flots déchaînés qui l'avaient mené à cette plage enneigée par un tranquille dimanche au début de l'hiver étaient dûs à une force supérieure. Il pensait que depuis longtemps sa vie était choisie par le destin. Il avait vécu ainsi une bonne partie de sa jeunesse au calme et à l'abri du monde extérieur, se disant à tort ou à raison que le réveil de cette journée sur l'étendue recouverte de neige serait le dernier trouble de sa vie.

Le bruit des vagues s'écrasant sur la côte au ralenti était le seul trouble de cette pâle matinée silencieuse. Pas un chant d'oiseau, pas un souffle de vie aux alentours si ce n'est un petit corps frigorifié sur un bout de sable encore peu recouvert par les flocons de neige. Il n'avait pas de fourrure pour se protéger du froid comme les renards ou les loups de ces régions. C'était juste un petit enfant en haillons dont les poumons essayaient malgré eux de recracher l'eau salée qu'ils avaient absorbés. L'enfant devait avoir à peu près huit ans, et la présence de ce futur cadavre en un tel endroit était assez incongru pour le corbeau qui se promenait par ici.

La plupart des gens n'aiment en général pas les corbeaux, mais il en était autrement dans cette contrée. Par ici ils sont censés apporter chance aux malheureux et inspiration aux artistes.

Peut-être était-ce un signe du destin auquel ce garçon croyait si fort. Peut-être qu'il avait juste eu de la chance. Ou peut-être était-il simplement résistant.

Qui sait..

Il commença à tousser et sa poitrine se souleva plus brutalement. Un fluide visqueux s'échappa de sa bouche, et il cligna des yeux. Des yeux d'un bleu infini contemplèrent le ciel de novembre en silence, et des oreilles en éveil s'attardèrent sur le clapotis de l'eau sur le sable. Frissonnant, le petit enfant s'appuya sur ses mains fripées par l'eau, et cracha ce qu'il restait de déchets dans ses poumons avant de retomber mollement sur la neige.

« Je suis...vivant. » se dit-il en lui même, et cette simple pensée lui donna la force de se rasseoir.

Les flocons blancs s'étaient arrêtés de tomber, et le soleil allait bientôt finir par percer les nuages. Comme sorti des nuages, le chant d'un rouge-gorge brisa le lourd silence. L'enfant s'essuya quelque peu et tenta de se lever. En vain.

Il resta ainsi, faible, pendant quelques heures. Le soleil en arrivait presque au zénith lorsque le petit entendit un bruit sur la neige.

Des crissements de pas retentirent sur la neige en train de dégeler lentement. Le bruit de bottes d'hiver, chaudes, protégeant du froid. Tout le contraire de ce que portait la petite silhouette grelottante dont les vêtements ne seraient même pas possibles à porter en une fin de printemps agréable.

Deux personnes sont restée à distance de la plage, marchant sur un petit chemin en terre, sans remarquer l'autre a quelques dizaines de mètres.

Les deux sur le sentier étaient visiblement un père et sa fille. Le père était de forte carrure, sûrement aussi fort qu'un vrai guerrier, et la petite semblait avoir le même âge que le petit assis dans la neige.

Sept ou huit ans, pas plus. La fille était joyeuse, sautant et jouant avec tout ce qu'elle voyait et le père riait à côté avec un sourire joyeux se peignant sur son visage détendu.

Une famille presque parfaite. L'ombre de la plage voulu se cacher, à la fois émerveillé et apeuré par cette vision. Il savait qu'il ne pourrait jamais avoir ça. Enfin, il le pensait, car il ne se souvenait de rien avant son réveil.

En reculant de toute ses maigres forces, il percuta le rocher qui le soutenait depuis un moment en laissant échapper un d'un un sursaut le peu d'eau de mer qui lui était resté dans le corps. Le bruit suffit à attirer l'attention de la fillette, qui aperçu l'autre.

- Papa ! Papa ! C'est qui le petit là-bas ? Pourquoi il a déchiré ses habits ?

Le père se tourna d'un coup vers l'enfant resté appuyé sur son rocher, et lui accorda le regarda d'un protecteur envers sa fille. Il chuchota rapidement :

- C'est rien, viens, on continue.

L'ombre fut soulagée de les voir enfin partir. Il tenta de se lever. Le soleil et l'émotion soudaine lui avaient redonnés la force dont il avait besoin. Il commença à faire quelques pas et se diriger vers le petit chemin de terre. Ses pieds nus le faisait atrocement souffrir, mais il n'y pouvait rien. Le froid l'accabla encore plus lorsqu'il sorti de derrière le rocher. Les bourrasques de vent le ballottaient comme s'il était l'une des vulgaires branches des arbres blancs de neige.

Il fit quelques pas en sortant de la plage, et le fait de quitter ce lieu l'emplit d'un grand soulagement. Prenant la gauche, pour éviter de suivre celui de la famille passée peu auparavant, il se sentis réellement revivre.

Jusqu'à ce qu'un cri aigu le stoppe. Celui de la petite fille d'avant.

N'écoutant que lui-même il continua son chemin. Selon lui, personne ne lui avait rien demandé. Personne n'avais demandé...

-A l'aide !

C'était le père cette fois-ci. Et c'était un appel à l'aide. C'était ainsi que l'enfant réagissait : il n'aidais personne tant qu'on ne lui avait pas demandé.

Il se mis à courir, les pieds encore engourdis et douloureux. Une petite minute lui permis de les rattraper, et de voir la situation. Il y avait une sorte de ravin camouflé par un buisson, et la fille avait dû vouloir voir derrière. Elle était tombée sur une petit corniche plus bas, et pleurait des flots de larmes, apeurée.

Le père lui tentait de trouver un moyen de descendre, mais c'était visiblement impossible.

Le petit sorti de la glace s'approcha, essayant de voir s'il pouvait aider. Il commença à se racler la gorge, et l'homme tourna vers lui d'un coup son regard, effrayant celui-ci qui glissa en tomba directement dans le ravin, tête la première.

Saisi par une poussée incroyable, il s'agrippa au maigre bout de pierre sur lequel se trouvait la petite. Il atterri étrangement, ses jambes se pliant au dessus de son corps au maximum. Utilisant au plus ce qu'il lui restait comme force, il forçat la fille à monter sur son dos. Ses jambes pliée devinrent lourdes à l'extrême, et d'un coup il poussa vers le ciel.

Tel un miracle, ses jambes les propulsèrent tous les deux vers l'azur infini, au dessus du précipice, au dessus de la montagne, jusqu'aux nuages. Tout du moins en impression.

Les deux retombèrent rudement sur le sol, le garçon sur le ventre et la fille sur le dos du petit.

L'homme se chargea de les porter, tous deux inconscients, jusqu'au village.

Le petit enfant retrouva et réappris ce qu'était la chaleur d'un feu de cheminée.
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MessageSujet: Re: Un nouveau début.   Dim 5 Nov - 19:58

Chers parents,




Je vous écris aujourd'hui de la Crypte. Nous avons été autorisés à écrire des lettres pour l'extérieur de l'île, mais encore sous surveillance. Ce n'est pas grave. Je vous remercie encore pour m'avoir envoyé ici. Au début j'ai eu peur de ne pas me plaire, tout semblait trop grand, trop riche, trop incroyable pour moi, petit débutant. J'ai beau avoir été considéré comme le surdoué de notre ville cachée des Monts Juom, mais ici mon talent est aussi remarqué qu'un paysan mangeant avec des guerriers. Bien sur, je suis accepté et c'est ce qui compte.




J'ai commencé les cours depuis deux mois déjà. La plupart des enfants dans ma classe sont plus âgés et plus doués. Ils connaissent déjà les programmes de l'année, et je suis l'un des seuls à travailler vraiment. Nous avons d'ailleurs commencé aujourd'hui à apprendre ce qui m'avait vraiment fasciné chez l'ancien, les araignées. On étudie les poisons, et nous nous essayons à survivre à une faible quantités dans nos travaux pratiques. Je n'avais pas vraiment compris au début pourquoi la moitié de la classe avait disparue le temps d'une semaine, et pourquoi trois n'étaient pas revenus. On ne plaisante pas ici, et nous sommes formés à devenir un jours de grandes personnes douées.




Quand bien même, j'ai réussi à me faire accepter comme je l'ai dit. Au début on me considérait comme un faible. Aujourd'hui, je suis à ce qu'il paraît l'un des plus doués de la classe. J'ai oublié de te le signaler d'ailleurs, au total nous sommes cinquante, avec ceux déjà partis. Il y en a qui partent, régulièrement.




On viens de distribuer le programme de la semaine prochaine. Tout d'abord, lundi, nous avons le premier cours commun avec les filles. Elles me font peur, elles sont passées à ce que mes camarades disent, maîtresses des poisons et la plupart savent utiliser les araignées. Mardi nous avons le premier cours sur cadavre. Cela sera avec des cadavres de poissons, et j'espère que j'arriverais à utiliser tout ce que l'on m'a appris pour réussir. Mercredi commence ce que j'ai le plus redouté depuis le début de l'année. Je crois que cette lettre sert d'ailleurs à dire en quelque sorte adieu. Mercredi se déroule le premier exercice pratique longue durée.

Nous allons nous confronter à nos connaissances sur une île proche, pas loin de celle de Lycad. Il y réside apparemment l'un des derniers lyanim. Oui, un lyanim, peuple que l'on a beaucoup étudié dans nos cours. Nous seront environ cent à rechercher dans la forêt, sous la surveillance de nos mentors, à exterminer l'un des derniers descendants de cette magnifique espèce. Je trouve cela dommage, mais je n'ai pas les pouvoirs de choisir. La chasse durera jusqu'à samedi, et j'espère pouvoir vous écrire dimanche.




J'espère tout aussi que vous allez bien, et que tout se passe bien au village. Donnez le bonjour à l'ancien de ma part, et dites-lui que tout va bien, qu'il ne s'inquiète pas.




Vivement que je puisse venir vous voir.




Affectueusement, Lierre.
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